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Mardi 16 octobre 2007



Il a d'abord senti qu'on le fouillait par le fond. La porte était ouverte, il n'y avait qu'à entrer. Evidemment on le violait, mais de l'intérieur cette fois-ci.
Par deux fenètres on pouvait voir le monde. Les murs étaient vivants, chauds et vibrants, des odeurs parvenaient, la pièce était peuplée de perceptions et d'autres choses encore.
Il a tenté de fuir inutilement. Au centre, il y avair une trappe, c'est par là qu'il est sorti. Derrière on a dit que c'était l'infini.
Puis tout a disparu, plus de viol, un feu brillant brûlait en lui maintenant. C'était l'éternité en un instant. Je comprennais qu'il était à l'articulation de deux mondes.
Ses yeux étaient ouverts mais ne servaient  à rien. Quelqu'un l'avait foré, ouvert l'esprit, troué la tête vers d'autres cieux. Des visions l'assaillaient.
Quand j'ai ouvert les yeux, il s'est mis à rêver.
Remontée des ages tendres ou la vie n'était pas née, la tête dans l'étau d'être obligé d'être vivant, de naître.
Tu es derrière le trou, à l'intérieur de toi, sans y avoir jamais été, que par épisodes, que par morceaux.
Tout t'es égal. Le tu n'existe plus, quelque chose d'autre le remplace. Vierge épure d'individualité, l'individunité est née dans ce qu'on appelait moi, elle croît en toi.
Tu as toujours su, et tu as toujours fait semblant de croire que la réalité c'était seulement ce qu'on en disait. Si tu te perds, ce sera par orgueil.




 

Par voyageur anonyme - Publié dans : La séduction des astres - Communauté : L'âme du poète
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